Double consécration pour la designer israélienne qui fait aussi son entrée à la Chambre Syndicale de la Haute Couture. Celle qui fait défiler les people sur le tapis rouge et transforme les mariées en stars est à son tour sous les projecteurs. Cette semaine, les modeuses, les journalistes et les acheteuses qui participent à l’événement le plus prestigieux de la mode parisienne, ont fait la connaissance de la nouvelle venue dans la haute couture, qui s’est hissée jusqu’au sommet par la seule force de sa détermination. Une belle victoire pour la petite fille arrivée avec ses parents d’Union soviétique en Israël en 1957. Galia Lahav a toujours aimé coudre et a toujours cru en sa bonne étoile. C’est d’abord avec sa mère, expert-comptable mais férue de couture, qu’elle apprend à tirer l’aiguille dans l’appartement familial d’Ashkelon. Mais c’est une jeune fille sérieuse qui étudie les arts appliqués avant d’enseigner la couture et les travaux manuels dans des écoles primaires. En 1985 pourtant, elle fait le grand saut et change de vie. Elle crée un modeste atelier où elle compose des broderies et des dentelles à partir de tissus qu’elle récupère un peu partout. C’est là qu’elle commence à coudre des robes du soir. En 1993, nouvelle étape et nouveau pari : Galia Lahav s’endette pour acheter sa première boutique sur l’avenue Dizengoff, le boulevard de la mode de Tel-Aviv et y crée ses premières robes de mariée. Déjà, elle comprend que les jeunes filles qui viennent lui confier la réussite du plus beau jour de leur vie, veulent voir leur rêve d’enfant devenir réalité. Alors, les robes de Galia Lahav ressemblent à celles des princesses des films de Walt Disney. Au fil des années cependant, son style va devenir plus personnel, même si son audace peut choquer les plus conservateurs. Débauche de dentelles, de broderies et des coupes que l’on n’imaginait pas vraiment sur des jeunes mariées…

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