Associées avec Sophie Delaroche, leur fille et nièce, qui dirige leur nouvelle entreprise, les sœurs Joubert ont déjà, en un an et demi d’activité, vendu 700 robes et reconquis 55 points de vente dans le monde. Crédits photo : Jean-Christophe MARMARA/JC MARMARA/LE FIGARO Évelyne Delaroche, Chantal et Monique Joubert lancent, à 70 ans passés, une nouvelle marque, Atelier Emelia. Elles repartent de zéro, ayant dû quitter leur première entreprise, Cymbeline. Chevelures et blouses blanches, œil malicieux et gestes alertes, elles tournoient autour de robes en train d’éclore, balayant d’un revers de talon, au sol, des chutes de tulle plus glissantes que le verglas. On dirait trois fées sorties de chez Disney. Les trois sœurs Joubert n’ont pas de baguette pour exaucer les rêves des mariées qui leur ont demandé, en quarante ans de carrière, de créer leur robe. Plus d’un million ont été vendues. Mais, munies de leur créativité, de leurs habiles ciseaux et aiguilles, elles ont fait des miracles. Le dernier en date est entrepreneurial: à 70 printemps passés, Évelyne Joubert, épouse Delaroche, sa jumelle Chantal et leur «petite sœur» Monique, fondatrices, dans les années 1970, de la célèbre marque de robes de mariage Cymbeline, ont décidé, depuis Nemours, d’en relancer une nouvelle, Atelier Emelia. Leur première marque a, en effet, été reprise, après une procédure de redressement, fin 2014, par un ancien directeur de la société. Il y eut des licenciements. Elles ont dû partir. Une «épreuve difficile», disent-elles, sans jamais avoir pour autant imaginé tout arrêter. Sophie, la fille d’Évelyne, se souvient que sa «maman disait: si on ne continue pas de travailler, de créer des robes, je me tue». Un excès de langage peut-être. Mais les sœurs ne sont pas du genre à mâcher leurs mots, ni à s’avouer vaincues. «Une pour toutes, toutes pour une, comme les mousquetaires» Elles ont de qui tenir…

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