Louveciennes. Mélanie Toussaint, son mari et leurs deux enfants ont radicalement changé leur manière de consommer. Fin mars, Mélanie fera partager son expérience lors d’une conférence à la bibliothèque. LP/E.G. E lle a ressorti le dé à coudre, les vieux draps qu’elle transforme en sacs, les bocaux en verre et les moules à gâteau. Terminé l’amoncellement d’emballages en plastique, les armoires qui débordent de vêtements neufs et les étagères où s’alignent une collection de produits d’entretien. Dans son pavillon de Louveciennes, c’est « zéro déchet », ou presque, pour cette famille avec deux enfants âgés de 4 et 7 ans. Mélanie Toussaint, 41 ans, docteur en pharmacie, s’est lancée dans la démarche l’hiver dernier. Et ce changement radical dans leur mode de consommation porte déjà ses fruits. « Lorsque nous sommes arrivés à Louveciennes il y a trois ans, nous remplissions deux conteneurs de déchets ménagers et un bac de tri par semaine. Aujourd’hui, nous nous en sortons avec une grosse poubelle tous les deux mois et un bac de recyclage par mois », détaille Mélanie. La prise de conscience « ne date pas d’hier ». Mélanie est amatrice de plongée sous marine et impliquée dans une association pour la sauvegarde de la biodiversité, mais elle doit « le déclic » à un livre, « Famille (presque) zéro déchets », préfacé par Béa Johnson, une Française installée aux Etats-Unis, qui défend la démarche depuis 2006, dans la banlieue de San Francisco. Mélanie Toussaint en a tiré une énergie pour relever le défi : « Parce que pour passer du jetable au durable, il faut réfléchir, inventer. » « Je me suis beaucoup documentée sur le cycle de nos déchets, l’impact de l’incinération et de l’enfouissement, explique la mère de famille. Le meilleur déchet, c’est celui que l’on ne produit pas : le recyclage doit être le dernier recours. » Alors, par où commencer …

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